D'Ivan Calbéracdu 14 mars au 08 avril 2018

Une comédie aux dialogues affûtés et aux situations absurdes. Une peinture du couple désenchantée mais qui engendre de nombreux rires.

Une famille ordinaire : voici l’ironique point de départ de la pièce d’Ivan Calbérac, Une famille modèle. Mais on est au théâtre, et il s’agit de comédie et de peinture sociale, on imagine donc bien à quel point ce modèle tient plus de l’anti-modèle que de l’exemple à suivre.

Une embarcation théâtrale voguant joyeusement en eaux troubles ou plus exactement entre deux eaux clairvoyantes, celles qui font de cette hyperréaliste comédie de boulevard, une parodie touchante des mœurs en symbiose avec l’air du temps !

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

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représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Bernard Pascal Racan
Annie Martine Willequet
Christine Hélène Theunissen
Fabrice David Delaloy
Emile Thomas Demarez
Mise en scène Alexis Goslain
Décor Francesco Deleo
Costumes Fabienne Miessen

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Bernard vit avec sa femme qu’il aime mais qui refuse désormais toute relation sexuelle avec lui et l’encourage même à prendre une maîtresse. Or sans le lui dire, cela fait déjà deux ans qu’il est l’amant de la voisine. Sauf que celle-ci, lasse d’attendre, le menace de tout arrêter s’il ne vient pas vivre avec elle. Bernard pense d’abord quitter sa femme pour sa maîtresse mais, s’en trouvant incapable, instaure une « garde partagée » en accord avec les deux femmes…

Cette hyperréaliste comédie de boulevard est une embarcation théâtrale voguant joyeusement en eaux troubles ou plus exactement entre deux eaux clairvoyantes, celles qui en font une parodie touchante des mœurs en symbiose avec l’air du temps !

Car la comédie de mœurs glisse doucement dans le farfelu, l’hors norme, le léger décalage avec des personnages qui ont leur propre logique, attendrissants mais enfermés dans une situation en apparence inextricable et pourtant pas si compliquée à leurs yeux. Bernard, le mari, est monstrueux juste ce qu’il faut, égoïste bien dans ses baskets, culotté, manipulateur, jouisseur de la vie, incapable de résister aux femmes, il se perd en mensonges et aime du même amour maladroit tout le monde : sa femme, ses enfants, sa maîtresse et plus si affinités. Il est faible et le revendique pourvu que sa vie ne soit pas bousculée par ces deux femmes qui lui sont indispensables. Pas de scènes de jalousie. Chacune doit trouver sa place grâce à un semainier bien organisé…

De la fantaisie, de la bonne humeur, de la tendresse et un peu d’absurde aussi : on trouve de tout dans la comédie d’Ivan Calbérac. Du moins tous les ingrédients nécessaires à une soirée de divertissement.

L’auteur qui nous avait déjà régalés avec sa précédente pièce, « L’Etudiante et Monsieur Henri », récidive avec une pièce qui séduit par sa légèreté et sa liberté de ton.