Jean Dell et Gérald Sibleyrasdu 26 mai au 20 juin 2021

Une comédie d’aujourd’hui sur une trame éternelle.

Si toute vérité n´est pas bonne à dire, tout mensonge ne l´est pas non plus. Lors d´une joyeuse partie de campagne, autour de la maison de famille qui vient d´être vendue, Bruno et Claire jouent avec les sentiments de leur entourage et découvrent que, non décidément, ‘on ne badine pas avec l´amour’…

Une pièce sur la fragilité du couple, de l’amitié et des certitudes.

TRG Saison 2020-21-Un Petit Jeu Sans Consequence

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DISTRIBUTION

Avec Cécile Florin

Christel Pedrinelli

Alexis Goslain

Pierre Pigeolet

et Marc Weiss

Mise en scène : Martine Willequet

Scénographie : Noémie Vanheste

Costumes : Fabienne Miessen

Création lumières : Laurent Comiant

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Autour d’un buffet de pique-nique, ne tournent pas que des guêpes, des mouches et des frelons. Entre la salade de pâtes, le taboulé et les macarons, on croise aussi des buses à l’affût de leur proie, des tapirs affamés, des pigeons qui roucoulent et même des renards qui passent à l’attaque… Une vraie ménagerie dans une jungle sans pitié…

Claire et Bruno forment, depuis 12 ans, un couple établi, une institution. Au cours d’une journée entre amis dans la maison de famille, lassés d’incarner l’icône d’un couple immuable, ils vont feindre une séparation. Par provocation, sur un coup de tête… C’est un jeu, c’est drôle, mais c’est dangereux…

Une comédie désenchantée et cocasse, un rien cynique, sur l’hypocrisie et la cruauté des relations amicales, cette fable joliment écrite décline avec esprit quelques bons vieux préceptes du style : « il ne faut pas jouer avec le feu »…

Histoires à quatre mains

Jean Dell et Gérald Sibleyras se sont rencontrés à l’occasion d’une émission pilote, qui n’a jamais vu le jour mais qui leur a permis de se lier. Jean propose à Gérald de le rejoindre à France Inter. Le tandem est formé. Ils écrivent des sketches politiques et collaborent à l’émission, Curriculum vite fait. En quittant la radio, ils se tournent vers le théâtre. C’est ainsi qu’est né Le Béret de la Tortue, mis en scène par François Rollin au Splendid durant la saison 1999-2000.

Puis, Un petit jeu sans conséquence. Comment le sujet leur est venu ? « Pendant notre aventure au Splendid, certains auraient été ravis de nous voir nous brouiller. De fil en aiguille, nous avons imaginé un couple qui fait semblant de se séparer. »

J’en viens à la question qui me taraude : ont-ils une méthode de travail bien établie ? Si oui, laquelle ? Jean : « On se fixe rendez-vous le matin, et on travaille quatre, cinq ou six heures de suite. Sans compter les repas. » Gérald, pince-sans-rire : « Oui, Jean mange énormément. » Chez qui les séances de travail ont-elles lieu ? « Chez l’un ou l’autre, indifféremment. »

En général, c’est Gérald qui pianote sur le clavier de l’ordinateur.

Chacun sa spécialité : « Le point fort de Jean, c’est la construction. Moi, j’ai surtout le sens du dialogue. Mais Jean est quand même bon dialoguiste. » Jean : « Et toi bon constructeur. »

Quels avantages tirent-ils du travail en commun ? « Chacun est le public de l’autre. Ça évite des errances, ça oblige à être le plus clair possible, à être plus exigeant dans la formulation de sa pensée. Bien sûr, il faut parfois mettre son orgueil dans sa poche, faire des concessions. Mais on gagne beaucoup en efficacité. En fait, écrire à deux n’a que des avantages. Hormis l’obligation de couper les droits d’auteur en deux… »

Pourquoi leur association a-t-elle si bien réussi ? Ils n’ont pas beaucoup de points communs. Ils se complètent. Jean, marié, est un militant du mariage et prêche la fidélité. Gérald, plus dubitatif, a choisi l’union libre. Cette divergence de vues a certainement joué dans l’élaboration d’Un petit jeu...

Leurs références ne sont pas non plus les mêmes. Jean vous parle volontiers de Feydeau, Guitry, Ray Cooney… Gérald évoque plutôt Nathalie Sarraute et Yasmina Reza.

De là à conclure que leur écriture se situe entre celles de Ray Cooney et Yasmina Reza…

Extraits du texte de Jacques Nerson paru dans L’Avant-Scène, n°1119.