de Ray Cooneydu 16 septembre au 11 octobre 2015

‘Ramasser n’est pas voler’, mais ramasser de l’argent volé, c’est risqué, très risqué… Spécialiste du grain de sable qui fait tout dérailler et du désordre généralisé, Ray Cooney impose à un pauvre comptable l’utilisation abusive du mensonge. D’engrenage en engrenage, le vaudeville peut faire claquer les portes, tressauter la réalité et courir tout le monde…

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Pour réserver, cliquez sur le segment rouge ou orange de la date souhaitée dans le calendrier.

représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Georges Desmet Pierre Pigeolet
Marie Desmet Marie-Paule Kumps
Jacques Tricot Pascal Racan
Sylvie Tricot Catherine Claeys
L’inspecteur Rousseau Bruno Georis
L’inspecteur Colpaert David Leclercq
Louis Jean-Louis Leclercq
Un piéton Jonas Claessens
Mise en scène Martine Willequet
Décor Francesco Deleo
Costumes Fabienne Miessen

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Paroles de fric. Imbroglio majuscule.

‘Ramasser n’est pas voler’, mais ramasser de l’argent volé, c’est risqué, très risqué… Spécialiste du grain de sable qui fait tout dérailler et du désordre généralisé, Ray Cooney impose à un pauvre comptable l’utilisation abusive du mensonge. D’engrenage en engrenage, le vaudeville peut faire claquer les portes, tressauter la réalité et courir tout le monde…

Petit employé modèle coulant des jours monotones, Georges rejoint un soir le domicile conjugal muni d’une mallette qu’il a échangée par mégarde avec la sienne dans le métro. Il y découvre un million d’euros et décide de changer de vie… A partir d’une méprise se succèdent d’incessants rebondissements, une cascade de mensonges et une escalade d’évènements imprévus. Des imbroglios qui ne cessent de susciter l’hilarité.

La pureté de la forme

Les comédies de Ray Cooney ne sont pas tant écrites que construites, au sens où chaque brique de l’édifice en soutient une autre ; et si l’on en retire une, il s’effondre. Mais, en même temps, l’ossature en est tellement solide, son architecture si efficace, qu’on peut se permettre de le dégarnir complètement, pour le revêtir entièrement à la française.

L’œuvre de Ray Cooney présente un autre intérêt qui le distingue de la ‘farce’ traditionnelle. D’habitude, l’objet de la cachotterie est une maîtresse, qu’il faut dissimuler de l’épouse légitime. Souvent, la maîtresse sait qu’elle a affaire à un homme marié, et se trouve complice dans la dissimulation. Des variations sur ce triangle établissent la base même de ce genre de comédie. Dans Stationnement alterné, il n’y a pas de maîtresse, complaisante ou pas. Ce sont deux épouses légitimes, qu’il faut cacher l’une de l’autre. Dans Chat et souris, on rajoute un nouvel enjeu, deux enfants, qui ne savent pas qu’ils ont le même père. Dans Impair et père, c’est le protagoniste lui-même qui veut se cacher de son enfant illégitime ; et dans Paroles de fric, il n’y a aucune cachotterie sexuelle. L’enjeu est une sacoche pleine d’argent.

Chez Ray Cooney, l’architecture où la pureté de la forme est un atout majeur. La force de ce genre de comédie est d’arriver à une situation extrêmement compliquée, avec un minimum d’intervenants et d’événements extérieurs, hormis le mensonge de départ.

Stewart Vaughan

PRESSE

RAY COONEY

Ray Cooney est, sans conteste, « le roi du rire », non seulement du théâtre anglais contemporain, mais aussi de la scène internationale. À ce jour, ses pièces ont été jouées dans cinquante-deux pays et traduites en vingt-trois langues. On compte dans le monde plus de deux millions de représentations de ses œuvres.

Un enfant de la balle

Ray Cooney eut une enfance heureuse dans une famille affectueuse et compréhensive qui encouragea sa passion du théâtre. C’est en 1946 qu’il fit ses débuts sur la scène, devenant ainsi un enfant-acteur prodige. Ray Cooney aime à répéter que sa grande chance est de ne pas avoir fait d’études. S’il avait été à l’université, dit-il, il aurait tout de même été dramaturge, mais de manière fort différente. Il aurait écrit une toute autre forme de théâtre, probablement plus intellectuelle. N’ayant pas reçu de culture académique, Ray Cooney fut obligé d’écrire avec les moyens qui étaient les siens, c’est-à-dire de se cantonner aux gags, aux portes qui claquent, aux amants que l’on cache dans les placards. Le vaudeville « à la Cooney », Ray l’a inventé en brûlant les planches quand il était adolescent.

Un exceptionnel technicien de la scène

Après son service militaire, en 1952, Ray Cooney fut embauché dans une compagnie de théâtre ambulant, The Midlands Productions. C’est dans cette troupe de saltimbanques qu’il fit son apprentissage et découvrit tous les secrets, toutes les ficelles de l’univers théâtral. Pour lui, le travail quotidien d’acteur itinérant consistait « le matin, à monter les décors et les éclairages. L’après-midi, à répéter la pièce qui devait être jouée le soir même. Le soir, à jouer la pièce. » Le reste du temps, c’est-à-dire entre la fin du spectacle et le début du travail du matin, il fallait apprendre le rôle de la pièce du lendemain et Ray Cooney d’ajouter : « J’ai tellement aimé cette vie et j’ai tellement appris avec The Midlands Productions que je suis resté deux ans dans la troupe. Depuis, rien ne me semble être du travail. » Puis, Ray Cooney compléta sa formation auprès de Brian Rix, alors directeur du Whitehall, théâtre spécialisé à Londres dans les spectacles de farces. À 24 ans, déjà acteur accompli, Ray Cooney eut la tentation de sauter le pas et de devenir dramaturge. L’occasion lui en fut donnée au théâtre de Whitehall, lorsque pendant quatre ans il joua une comédie où il n’apparaissait pas à l’acte II. Alors, pour tuer le temps dans sa loge, il s’amusait à griffonner quelques répliques, ébauche de sa comédie One for the Pot, qu’il ira créer, ou plutôt roder, au théâtre de Richmond. Ainsi, dès sa première œuvre, Ray Cooney inaugura une méthode de travail qu’il allait utiliser systématiquement pour toutes ses autres pièces : c’est dans les théâtres de province qu’il met au point ses dialogues avant de les faire triompher dans le West End de Londres.

« Comme je jouais l’un des personnages », explique- t-il, « je me rendais très bien compte de ce qui se passait. Je sentais ce qui ne collait pas. Je me disais:  » Je n’aime pas cette réplique. Il faut la supprimer ou la réécrire.  » Autrement dit, je devais me défaire de ma peau d’auteur pour me mettre uniquement dans celle de l’acteur. » Ray Cooney a donc pour habitude de jouer dans ses propres pièces, dont il est d’ailleurs presque toujours le metteur en scène. Il peut ainsi vérifier par lui-même, et si nécessaire rectifier, au quart de seconde près, le moindre de ses gags, l’effet comique sur les spectateurs de chacune de ses répliques. Voir le comédien Ray Cooney interpréter l’un de ses propres vaudevilles est un grand moment de théâtre, inoubliable, qui, à lui seul, mérite un voyage en Angleterre. Hélas, la durée exceptionnelle du succès de ses pièces (Run for Your Wife a été jouée sept années consécutives à Londres) oblige souvent Ray à quitter la distribution après la période d’essai.

La Rolls Royce du vaudeville

Lorsque, après Richmond ou Windsor, l’une de ses pièces arrive à Londres Ray Cooney sait exactement comment elle fonctionne et où se placent les rires. Cette technique de production est « une politique que nous appliquons toujours », dit-il, « car elle est payante. La pièce que nous jouons alors dans le West End de Londres est comme une Rolls Royce bien rodée dont on connaît tous les rouages ». C’est un produit de luxe, à la charpente solide et dont les finitions ont exigé des heures de mise au point. Ainsi, le premier acte, qui ne doit provoquer qu’une demi-douzaine de rires au plus, est toujours lent, « pour camper une vraie situation et faire vivre des personnages réels. Dans la deuxième partie, les spectateurs commencent à croire aux personnages et se mettent à rire ». Le rythme s’accélère. Dans toutes ses pièces, Ray Cooney aime placer « un personnage très banal dans une situation à laquelle il ne s’attendait pas du tout. À partir de là, le pauvre malheureux est entraîné dans un imbroglio inextricable dont il ne pourra se sortir qu’en accumulant les mensonges et les actes les plus fous ». La scène devient « un brasier de quiproquos, de fausses pistes, de fausses identités. Les héros courent, zigzaguent et tombent immanquablement dans les bras des dernières personnes qu’ils auraient dû rencontrer ». Alors, pris de panique, ils improvisent n’importe quoi et le rire s’installe. « La farce est construite et jouée avec beaucoup de précision et de vérité, sans excès grotesque. Tout est prémédité et travaillé avec une telle subtilité que le public ne s’en aperçoit qu’après la représentation. » Cette technique a été souvent comparée à la célèbre « horlogerie » de Feydeau.

Dans la grande tradition de la farce anglaise, Ray Cooney est le fils spirituel du vaudevilliste Ben Travers (1886-1990), dont les Alwych Farces connurent un triomphe pendant les Années Folles et qui sont toujours jouées avec le plus vif succès. Le génie de Ray est d’avoir su inventer un comique spécifique, en apparence d’une simplicité élémentaire essentiellement gestuelle, qui le rend d’emblée et assurément intelligible à tous les spectateurs, quelle que soit leur origine nationale ou culturelle. Le théâtre de Ray Cooney s’exporte facilement car, dépassant les idiosyncrasies de son cadre d’origine, il atteint les ressorts universels du comportement humain.

Mystère de ce rire qui jaillit de la situation tragique de personnages douloureusement emmurés dans leur aveuglement monomaniaque, et qui fait entrer le spectateur dans le monde irréel de tous les possibles. Ce rire, c’est l’abandon de la raison et de ses rigidités, c’est la volupté reposante de toutes les logiques divergentes que la vie interdit; évasion rafraîchissante, folie réparatrice, bienfait cathartique, presque spirituel, de ce rire incontrôlable mais si merveilleusement purificateur…

Seul ou en collaboration de Tony Hilton, John Chapman ou Gene Stone, il a écrit plus d’une quinzaine de pièces.

One for the Pot en 1961 (Si ce n’est toi, c’est donc ton frère, Théâtre des Galeries, 1975. Trois Partout, Théâtre des Variétés à Paris en 1990), Chase me Comrade en 1964, Who Were You with Last Night ? en 1962, Sand by your Bedouin en 1965, Not Now Darling en 1967 (Le vison voyageur, Théâtre du Gymnase en 1969, TRG en 1971, 1975, 1982 et 1993), Charlie Girl en 1968, My Giddy Aunt en 1968, Move Over, Mrs. Markham en 1969 (Le Saut du lit, Théâtre Montparnasse en 1972, TRG en 1980 et 1990), Why Not Stay for Breakfast ? en 1970 (Restez donc jusqu’au petit déjeuner !, Théâtre National de Belgique en 1973, Une fille drôlement gonflée, Théâtre de la Potinière en 1982), There Goes the Bride en 1974 (Timoty for two, TRG en 1975, Voyez-vous ce que je vois ?, Théâtre de la Michodière en 1976), Run for Your Wife en 1983 (Double Mixte, Théâtre de la Michodière en 1986), Two into One en 1984 (Sorry ! Je ne fais que passer…, TRG en 1985, C’est encore mieux l’après-midi, Théâtre des Variétés en 1987, TRG en 2002), Wife Begins at Fortys en 1985 (La Galipette, Théâtre du Petit Marigny en 1987), Out of Order en 1990 (Mon Dieu ! Mon Dieu ! Tout mais pas ça, TRG en 1992, Panique au Plazza, Théâtre Marigny en 1995, TRG en 1998 et 2012), It Runs in the Family en 1992 (Impair et Père, Théâtre de la Michodière en 2001, TRG en 2004), Funny Money en 1995 (Espèces menacées, Théâtre de la Michodière en 1997, Paroles de fric, TRG en 2002), Caught in the Net en 2001 (Chat et Souris, TRG en 2009), Tom, Dick and Harry (Duke of York’s Theatre, Londres, 2005), Time’s up – the musical (Yvonne Arnaud Theatre, Guildford, 2005) et Twice upon a Time (Redondo Beach Performing Arts Centre, États-Unis, 2008).

On dit qu’il n’y a jamais un soir où le rideau ne se lève sur au moins une « Cooney Farce » dans un des quatre coins du monde.

D’après un texte d’Hélène Catsiapis, paru dans L’Avant-Scène, n°1103.

INTERVIEW

Ray Cooney est reconnu aujourd’hui comme ‘le maître de la Farce’. Il est le plus digne successeur en tant qu’auteur du grand Ben Travers et il est dans la lignée de Brian Rix en tant que metteur en scène/acteur. Auteur prolifique de pièces de théâtre (farces/comédies) de qualité, il a été traduit en plus de 40 langues (y compris le chinois, le japonais et le russe). Depuis près de 40 ans, il a dirigé (et a produit) la plupart de ses pièces à Londres et à Broadway avec d’énormes succès.

– Ray Cooney, comment êtes-vous venu au théâtre ?

Mes parents n’étaient pas dans le milieu artistique, mais ils m’ont beaucoup encouragé parce qu’ils aimaient le théâtre. Ils y allaient très souvent et ils m’emmenaient toujours. Avec eux, j’avais la chance d’assister à des spectacles très variés, car ma mère aimait le classique et mon père les variétés. J’ai été élevé entre Cyd Field, grand acteur de comédie, Laurence Olivier et le théâtre classique. De sorte que je ne saurais dire exactement d’où me vient le goût du théâtre. Mon père avait beaucoup d’esprit. Il était extrêmement drôle et je crois tenir de lui ma tournure d’esprit. Mais le théâtre fut vraiment une vocation. Dès l’âge de cinq ans, je ne voulais rien faire d’autre et, Dieu merci, mes parents ne m’en ont pas dissuadé. A quatorze ans, en sortant du lycée, je suis allé faire le tour des agents théâtraux. J’ai finalement décroché une audition pour une comédie musicale et j’ai commencé ainsi ma carrière de jeune acteur.

– Comment en êtes-vous venu à écrire vos propres comédies ?

En 1956, je faisais partie de la troupe qui se produisait au Whitehall Theatre dans une pièce qui a duré quatre ans. C’était une comédie en trois actes et je ne paraissais pas au second. Je restais donc dans ma loge et j’ai commencé à griffonner pour passer le temps. Je me suis rendu compte alors que j’avais tout ce qu’il fallait pour écrire des comédies. D’abord, j’avais toujours joué des comédies, j’avais fait partie de diverses compagnies théâtrales et, de plus, j’avais eu la chance de quitter l’école à quatorze ans. Dans mon cas, cela me semble être un avantage car si j’avais reçu une éducation plus poussée, je n’aurais sûrement pas écrit des vaudevilles. Mais le fait de n’avoir pas poursuivi mes études était ce qui pouvait m’arriver de mieux pour le genre de pièces que je me suis mis à écrire. Ainsi, je me suis plongé dans l’écriture et j’ai eu la chance d’avoir les motivations nécessaires pour les vaudevilles que j’écrivais. Par la suite, j’ai appris que ce genre de comédies ne s’écrit pas du premier jet. Qu’il faut les reprendre, les retravailler, les réécrire. Elles ne sont jamais bonnes au départ. Cela prend parfois des années, trois ans pour certaines.

– Vous recherchez toujours à introduire dans vos pièces un élément dramatique ?

Oui, c’est toujours ce qu’il faut trouver dans ce genre de pièces : l’élément dramatique. Les gens s’imaginent que vous cherchez simplement à être comique, mais ce n’est pas exact. Ce que l’on recherche toujours, c’est le ressort dramatique, la tragédie qui déclenche le rire. C’est ce qui manquait dans l’adaptation de certaines de mes pièces à l’étranger. Elles peuvent être drôles, aussi drôles qu’à Londres, mais certainement pas aussi théâtrales. Alors le public reste extérieur à l’action dont il rit, au lieu de ressentir un réel intérêt, une sorte d’angoisse pour la situation dans laquelle se trouve le personnage principal, ce qui rend les choses vraiment drôles… D’ailleurs ce genre de vaudeville marche le mieux quand il est joué par des comédiens qui savent apprécier l’élément dramatique de la situation. Il y en a peu qui savent jouer vrai et en même temps affronter les rires. C’est justement cet art subtil qui rend les choses si drôles.

– Comment naissent vos pièces ?

Au départ, j’ai toujours deux ou trois idées derrière la tête, et peu à peu, 1’une d’elles se pousse en avant comme si elle me disait: « Je suis la meilleure de toutes celles que tu as. » Alors je me mets à y penser, à la développer autant que je peux. Puis, vient le moment où je ne peux plus tout garder dans la tête, alors je commence à prendre des notes. En principe, je commence simplement à écrire l’histoire. Je n’écris pas de dialogues au début. Quand je me mets à écrire les dialogues, c’est qu’elle est déjà bien avancée. Mais je m’en tiens pendant longtemps à ce que j’appellerais une sorte de synopsis détaillé. Mes pièces – et c’est pourquoi on les traduit si facilement – sont essentiellement des comédies de situation. Cela n’a rien à voir avec l’esprit du dialogue. Si certaines répliques sont drôles, c’est parce qu’elles viennent des personnages placés dans une certaine situation.

– Etablissez-vous un plan rigoureux ou laissez-vous vos personnages vivre leur vie ?

D’ordinaire l’idée de base implique l’existence de deux ou trois personnages. Puis, au fur et à mesure que je développe la situation, je me demande quels sont les autres personnages qui aideront le mieux le drame à se nouer. J’essaie de donner à l’action le plus de véracité possible de façon à ce que le spectateur ne la trouve pas grotesque. Bien entendu, dans la seconde partie de la pièce je me permets une certaine liberté qui ne serait pas admissible dans la première. Ce que j’aime beaucoup, quand j’invente des personnages, c’est par exemple imaginer un homme très banal qui arrive simplement pour donner une lettre et qui se trouve tout à coup engagé dans une situation à laquelle il ne s’attendait pas du tout. A partir de là, je peux entraîner ce pauvre garçon dans un imbroglio inextricable dont il ne pourra se sortir qu’en accumulant les mensonges et les actes les plus fous.

– Pouvez-vous nommer vos pièces favorites ?

Je suppose que vous voulez parler d’autres pièces que les miennes – je plaisante ! J’adore me rendre avec ma famille à Regents Park pour voir Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. C’est une pièce qui met en évidence la magie et l’amusement du théâtre. C’est tout simplement brillant. Et je pense aussi à Whose Life Is It Anyway de Brian Clark. Faire en sorte que le public rit et pleure sur la même soirée reste un exploit unique.

– Est-il plus facile ou plus difficile de diriger quelque chose que vous avez écrit ?

Tout le monde me dit que c’est difficile. Je pense que mes pièces sont si ‘complexes’ que je suis le seul à savoir où je vais dans un premier temps ! En fait, j’aime jouer dans mes pièces aussi bien que les diriger – ça fait une personne en moins qui pose des questions difficiles !

– Si vous ne travailliez pas dans le théâtre, que pensez-vous que vous auriez fait dans la vie ?

La pensée de ne pas travailler dans le théâtre est trop horrible à imaginer. Je pense que j’aurais fait un métier dangereux avec un côté risqué; et quelque chose où j’aurais pu employer mon cerveau ‘tortueux’. J’aurais été un créateur de mots croisés avec un travail en soirée comme pickpocket.