De Georges FeydeauDu 18 mars au 12 avril 2009

Qu’est-ce qui fait courir les personnages de « Monsieur chasse » ? Qu’est-ce qui les fait s’emberlificoter dans les quiproquos, les mensonges de plus en plus énormes, les coups de théâtre dont le dénouement final laisse spectateurs et personnages abasourdis ?

Feydeau aborde la question du désir frustré dans cette comédie où les mécanismes du rire prennent soudain un sens plus profond et se déploient librement avec talent, audace et jeux de réparties savoureuses. Un voyage dans la tourmente et la jubilation, c’est le monde de Feydeau avec ses mensonges incroyables et ses vérités irréelles.

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

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représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Duchotel Michel Poncelet
Léontine Duchotel Perrine Delers
Le docteur Moricet Pierre Pigeolet
Mme Latour Angélique Leleux
Gontran Jean-Paul Clerbois
Cassagne Bernard Lefrancq
Bridois Marc De Roy
Le majordome Robert Roanne
Mise en scène Bernard Lefrancq
Décors Paul Clarck
Costumes Ludwig Moreau

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Le Théâtre des Galeries vous propose la pièce fondatrice du théâtre de Feydeau, « Monsieur chasse ! »

C’est en effet avec cette œuvre que l’auteur a définitivement mis au point la formule qu’il recherchait et qui lui a permis de dégager son originalité. Pour la première fois, Feydeau consentait à « ne pas improviser ». Fort de dix ans d’expériences obstinées, il savait monter ses mécanismes avec une exactitude et une précision que personne n’avait jamais atteintes jusque-là. C’est à partir de Monsieur chasse! que l’on peut à juste titre parler de cette fameuse « horlogerie » que l’on évoque si souvent à propos de l’auteur.

Dès la création, Jules Lemaître, le critique des Débats, met en avant cette éblouissante « technique » de Feydeau, mais il note aussi qu’en dehors de ces qualités mécaniciennes, on rencontre chez l’auteur des dons qui échappent à l’analyse : « une alacrité et une jeunesse de verve, une abondance aisée et pressée d’idées bouffonnes, une joie et comme une griserie d’inventions burlesques ». Ajoutons que l’ensemble de la pièce est animé d’un mouvement si rapide qu’il ne laisse pas au public le temps de se ressaisir.

Tout ceci n’empêche pas ce vaudeville d’effleurer la comédie d’observation. On trouve, ici et là, des notations ingénieuses qui éclairent rapidement, mais avec beaucoup de finesse, les caractères des personnages et les différencient des marionnettes qui peuplent les pièces des confrères de l’auteur, et cela, sans ralentir l’action, ni faire perdre au texte de sa valeur comique.

« Faites sauter le boîtier d’une montre et penchez-vous sur ses organes; roues dentelées, petits ressorts et propulseurs… c’est une pièce de Feydeau qu’on observe de la coulisse. Remettez ce boîtier et retournez la montre : c’est une pièce de Feydeau vue de la salle – les heures passent, naturelles, rapides, exquises…  »

Sacha Guitry