De Victorien SardouDu 3 au 28 mai 2006

Gavroche en jupons devenue maréchale d’Empire et duchesse, Madame Sans-Gêne, vive, drôle, spontanée, volubile, s’accommode mal des lambris du Nouvel Empire.

Catherine Hubscher, blanchisseuse de son état, épouse le Sergent Lefebvre qui, au gré des bouleversements révolutionnaires et de l’avènement du premier Empire devient Maréchal de France. L’irruption de cette femme du peuple au sein de la cour de Napoléon n’est pas sans provoquer certains remous dont le tragique et le comique se côtoient sans cesse…

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

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représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Madame Sans-Gêne Perrine Delers
Maréchal Lefebvre Bernard Lefrancq
Fouche Marc De Roy
Napoléon Michel Poncelet
Jasmin Robert Roanne
Neipperg Nicolas Dubois
Marie-Louise Dorothée Hallot
Elisa Angélique Leleux
Despréaux / Savary Jean-Paul Clerbois
Leroy / Brigode Ronald Beurms
Lisette / De Vintimille / De Bulow Elsa Erroyaux
La Roussotte, De Brignolles, L’impératrice Delphine Dessambre
Jolicoeur, Canouville, Constant Mychael Parys
Mise en scène Bernard Lefrancq
Décors Thierry Bosque
Costumes Jean De Vuyst

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Voici du théâtre de divertissement qui derrière une apparente légèreté, trouve en réalité son inspiration dans un certain regard porté sur le monde et sur ses avatars. Un regard érudit et documenté, mais avant tout lucide, amusé, ironique, voire même un tantinet narquois sur les destins des hommes comme sur leurs petites misères.

La fin du 19ème siècle regorge de ces auteurs qui, avec malice et savoir-faire, avaient l’intelligence et l’élégance d’inviter le public à réviser certains épisodes marquants de notre histoire, en se situant quelque part entre le trou de serrure et le souffle nécessairement épique de notre mémoire collective. Madame Sans-Gêne est un des fleurons emblématiques de cette vision à la fois de la condition humaine et d’un théâtre profondément ludique. Une vision qui entraîne le spectateur à la complicité, à la connivence et à l’humour dans son acceptation la plus noble et la plus inspirée.

Perrine Delers est une maréchale lingère d’anthologie. (…) A peine sortie des écoles, elle est une Madame Sans-Gêne d’anthologie, une vraie nature: diction faubourienne, gouailleuse, généreuse, truculente et avec cela une grâce mutine bien en chair (…) Mais il n’y a pas que le physique. Elle fait preuve de plus que d’abattage: ses reparties sonnent juste et vrai, elle joue avec le cœur, le corps et l’esprit. Le public ne s’y trompe pas, riant sans arrière-pensée de son culot.

Philip Tirard

L’ AUTEUR

Victorien Sardou

Né à Paris, le 5 septembre 1831. Mort le 8 novembre 1908.

Auteur dramatique, il dut ses premiers succès à Virginie Déjazet. Il écrivit un grand nombre de pièces de théâtre qui furent jouées au Vaudeville, au Gymnase, à la Porte Saint-Martin, au Palais-Royal, à la Gaieté, à la Comédie-Française. Ses principales œuvres sont : Nos intimes, La Famille Benoiton, Nos bons villageois, Patrie, La Haine,…

Rabagas en 1872, Daniel Rochat en 1880 et Thermidor en 1891 soulevèrent, par les questions politiques qu’elles abordaient, de violentes protestations. Il écrivit en collaboration avec Émile Moreau, Madame Sans-Gêne en 1893, et en collaboration avec de Najac, Divorçons qui fut jouée au Palais-Royal. Il imagina pour Sarah Bernardt, qui en joua le rôle principal, Fédora, Théodora, La Tosca et La Sorcière.

Victorien Sardou fut souvent accusé de copier d’autres auteurs, il défendit les droits de l’auteur dramatique dans une brochure intitulée Mes plagiats. Il écrivit peu en dehors du théâtre. Il fut élu à l’Académie Française le 7 juin 1877.