d'Agatha Christiedu 6 février au 3 mars 2019

Dans un manoir près de Londres, Clarissa, aristocrate qui reçoit des amis et sa famille, bute sur un cadavre. Comment élucider ce meurtre sans faire trop de tapages ?

Une intrigue policière dans une comédie. « La toile d’araignée » fusionne les règles de la comédie populaire avec une critique de la société britannique sur fond d’une intrigue palpitante.

Version française de Sylvie Perez et Gérald Sibleyras

Durée du spectacle : 2h15 avec entracte

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DISTRIBUTION

Avec Cécile Florin, Michel Poncelet, Marc De Roy, Catherine Claeys, Denis Carpentier, Sybille Van Bellinghen, Cédric Cerbara, Robin Van Dyck et Daniel Hanssens.
Mise en scène : Alexis Goslain
Décor et costumes : Francesco Deleo & Françoise Van Thienen

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Dans un manoir des environs de Londres, Clarissa, épouse de Henry Hailsham-Brown qui travaille au ministère des Affaires Etrangères, s’ennuie quelque peu. Elle se distrait en recevant quelques amis : Sir Rowland Delahaye son tuteur, Hugo Birch un vieux juge de paix, et le jeune Jeremy Warrender qui lui fait une cour assidue.

Pippa, fille du premier mariage d’Henry, habite avec eux car elle refuse de vivre chez Miranda, sa mère toxicomane, remariée au détestable Oliver Costello. Clarissa, en attendant l’arrivée de hautes personnalités pour une rencontre secrète, s’adonne à un passe-temps insolite : elle suppose que des choses terribles vont arriver, comme par exemple trouver un mort dans le salon.

La supposition devient réalité quand elle bute sur un cadavre. Doit-elle avertir la police ? Dissimuler le corps ? Que raconter à l’inspecteur Lord, prévenu anonymement, et qui vient d’arriver ?

Agatha Christie écrivit cette pièce en 1954 pour sa grande amie Margaret Lockwood, une comédienne britannique, coqueluche du théâtre de boulevard.

Spider’s Web est une des pièces qui détient le record de durée à l’affiche dans l’histoire du théâtre. Elle a été adaptée en roman par Charles Osborne, biographe d’Agatha Christie.

Le texte d’Agatha Christie, dont on connaît l’étendue du savoir-faire, subjugue par sa précision, sa logique, son mystère et son ambiance mais il révèle également l’ampleur des connaissances psychologiques de l’auteur. Agatha Christie mène l’intrigue avec une maîtrise quasi mathématique. Cette grande dame du suspense embrouille les pistes et entremêle les fils de l’histoire dans une progression dramatique certaine, pour ne révéler la solution qu’avec une lenteur voulue et une habileté presque démoniaque.

Alexis Goslain

Quels sont les éléments qui ont éveillé ton intérêt à la lecture de ce texte ?

Comme tout bon amateur de polar qui se respecte, je suis toujours fasciné par l’habileté et la main de maître qu’à l’auteure de nous plonger dans une machinerie complexe mais précise. Même si la trame en huis clos reste classique, Agatha Christie arrive toujours à surprendre ou à brouiller les cartes dans un climax haletant avec des failles d’envergure pour les personnages de l’histoire.

Comment définir ce texte ? Intrigue policière ? Comédie ? Satire de la société ? Ou comédie policière ?

Agatha Christie englobe tellement de choses qu’il est, à mon sens, difficile d’apposer une étiquette. Le terme « psychologique » pourrait tout aussi bien intervenir à la place de comédie, puisque souvent le mobile du crime se définit aussi grâce à la personnalité et à l’épaisseur des personnages aussi bien vivants que morts. Mais vu, que l’humour anglais est plus représentatif, on peut sans hésiter ici parler de comédie policière. 

As-tu un intérêt particulier pour ce genre ?

Dans ce type de répertoire, je me sens irrémédiablement happé par la force de la structure narrative et la maîtrise qu’à l’auteure de nous balader au fil des pages. Je n’avais jamais monté de pièces policières et j’appréhendais à tort le style. Même si j’avais l’envie depuis longtemps d’en monter une mais j’étais frileux de me coller aux nombreuses contraintes que ce type de pièce exige.

Vas-tu t’amuser avec les codes du genre ?

Dans le travail, je voulais suivre le sillon d’Agatha Christie et me coller au cadre imposé, il était donc difficile de faire des excentricités avec le texte au risque de bousiller des effets. Il m’est apparu évident que je devais suivre précisément le sens dramaturgique de l’auteure et donner les informations claires aux spectateurs pour les guider tout au long de l’enquête. Je me suis attelé à placer le focus, comme une caméra, au bon endroit et au bon moment pour ne pas perdre l’attention.

Quelle a été la ligne de conduite pour la scénographie et les costumes ?

Mon envie était de partir sur une vision classique de l’œuvre en respectant l’époque et la touche anglaise néo-classique de la fin des années 50. Quant aux costumes, ils devaient suivre cette même ligne. Pour réaliser cela, j’ai eu la chance de compter sur les talents respectifs de Francesco Deleo pour la scénographie et Françoise Van Thienen pour les costumes.

La musique joue également un rôle prépondérant pour raconter ce genre d’histoire et j’ai pu compter une fois de plus sur le talent de Laurent Beumier pour sa réalisation. L’idée était de créer une bande son où l’atmosphère à suspens gagne un degré supplémentaire par ces accentuations musicales.

Vous pouvez retrouver le texte de la pièce "La Toile d’araignée" d’Agatha Christie, dans sa nouvelle traduction de Sylvie Perez et Gérald Sibleyras, aux éditions L’œil du Prince.