du 5 décembre 2013 au 3 février 2013

La Revue se veut légère, enlevée, rythmée, pétillante de gaité et de bons mots. Présentée en période de fêtes, La Revue permet de se saouler de rire. On y glousse, on y gronde, on s’y moque gentiment. Ce mélange dosé à point d’autodérision, de railleries de chansonniers moqueurs veut vous emmener dans une bulle d’évasion.

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Pour réserver, cliquez sur le segment rouge ou orange de la date souhaitée dans le calendrier.

représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Maria del Rio, Bernard Lefrancq, Marc De Roy, Angélique Leleux, Pierre Pigeolet, Anne Chantraine, Manon Hanseeuw, Kylian Campbell, Frédéric Celini et Fabian Le Castel
Mise en scène Bernard Lefrancq et David Michels
Décor Francesco Deleo
Costumes Ludwig Moreau et Fabienne Miessen
Réalisation musicale Bernard Wrincq
Chorégraphies Alexandra Verbeure

QUELQUES PHOTOS

Photos : Fabrice Gardin

POUR EN SAVOIR PLUS

Le Théâtre des Galeries vous propose, le temps d’un spectacle, une vision tout à fait surprenante de notre mère patrie… Un spectacle haut en couleurs en regard des aventures politiques de notre chère Belgique ! La troupe des Galeries ne mâche pas ses mots pour décortiquer l’actualité de notre plat pays !

La recette pour une Revue savoureuse ? Une grosse portion d’ironie, une bonne part d’imitation, une généreuse dose d’humour. Mélanger le tout avec chansons et chorégraphies, sans oublier un soupçon de glamour et un zeste de paillettes. Vous avez là tous les ingrédients réunis pour un menu de fête certes pas toujours facile à digérer pour nos politiques, mais concocté tout spécialement pour régaler le public.

Et si nous prenons tous un certain plaisir à « singer » nos politiques, il est important de garder à l’esprit à quel point nous sommes chanceux de vivre dans un pays où la liberté d’expression permet de tels débordements d’humour.

PRESSE

L’avenir

La Libre

Plaisir d’offrir

Le Soir :

« La Revue » des Galeries fait toujours mouche

Les fêtes de fin d’année ouvrent le bal des festivités au Théâtre des Galeries avec la traditionnelle Revue. Ce spectacle parodie avec humour les aventures de notre petite Belgique.

ette année, La Revue était menée par Maria del Rio. Depuis la formation du gouvernement en décembre 2011 jusqu’à l’hypothétique passation de pouvoir d’Albert II à son fils Philippe, les acteurs ne connaissent pas la langue de bois ! On tourne en dérision, on caricature les personnalités les plus marquantes de notre pays. De Michel Daerden toujours présenté en bon vivant au royaume des cieux à Tom Boonen et son accent à couper au couteau, tous en prennent pour leur grade (Elio Di Rupo, Annemie Turtelboom, Philippe Moureaux…) Notons l’arrivée de l’humoriste Fabian Le Castel qui a su trouver sa place au sein de la troupe. Un nouveau plateau modulable donne une touche plus moderne au spectacle. Les planches se transforment tantôt en plateau télévisé pour The Choice, tantôt en Vétomaton. Petit bémol, le rythme de la pièce est parfois cassé par des blagues un peu trop attendues. On pourrait aussi déplorer un trop grand parti pris dans l’imitation de certaines personnalités.

INTERVIEWS

David Michels

Directeur du Théâtre des Galeries depuis maintenant 15 ans, il est aussi le metteur en scène des Revues. Il travaille sur celles-ci à différents postes depuis 1987. Tel un chef d’orchestre, son rôle est de coordonner tous les éléments qui composent la Revue. L’élaboration d’une Revue est un travail de longue haleine. Tout d’abord, les auteurs lui proposent des sujets. Après le premier tri, l’écriture peut enfin commencer, c’est seulement une fois les sketches écrits, qu’un deuxième tri a lieu et que le travail sur le spectacle à proprement parlé peut enfin commencer.

• Vous réalisez les Revues depuis 1998, entre expérience et nouveauté, comment vous viennent les idées ?

La Revue est le reflet de ce qui se passe dans l’actualité. Heureusement pour nous, nous sommes gâtés par la politique belge. L’inspiration peut venir de n’importe où, aussi bien de l’actualité politique que du théâtre, du cinéma ou encore de la télévision. Depuis plusieurs années aussi je peux compter sur Bernard Lefrancq qui met en scène le spectacle avec moi. Il est débordant d’imagination…

• Quand il se passe un événement important en politique, pensez-vous immédiatement à la Revue et au bon numéro que cela fera ?

La Revue est quotidiennement dans ma tête. Consciemment ou non, dès qu’un événement a lieu, je réfléchis au moyen de l’intégrer dans le spectacle d’une manière humoristique en pensant à un début, un milieu et surtout à une chute.

• Le public de la Revue est très large, comment parvenez-vous à combler les attentes de tout le monde ?

C’est là tout le challenge, il faut arriver à faire écho chez tout le monde, le public est très varié, de tous les âges et de toutes les classes sociales. Nous essayons donc d’aborder des sujets divers qui ne sont pas spécifiques à une catégorie.

• Pour vous, quel est l’élément le plus important pour une bonne Revue ?

L’écriture bien sûr. Chaque année, il faut donner à la Revue une nouvelle matière en puisant pourtant dans des sujets similaires. C’est un travail laborieux mais qui donne à la Revue tout son cachet. Et puis aussi une troupe talentueuse rompue à cet exercice périlleux.

• Qu’est-ce qui vous plait le plus à vous, dans la Revue ?

Le rire des 800 personnes dans la salle : cela montre que, quelque part, le but est atteint. C’est aussi la beauté d’un numéro qui est bien dansé, bien chanté, bien chorégraphié.

• Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit « Revue des Galeries » ?

Stress ! D’année en année, la grande question, c’est de savoir où l’on va encore trouver des idées. Heureusement, nous avons des auteurs débordant d’imagination. Cette année, nous avons créé un nouveau dispositif scénique. Il a fallu l’inventer alors qu’on ne savait pas encore les sujets que la Revue allait aborder. Il devait donc être fluide et très modulable.

Maria del Rio

C’est une habituée du Théâtre des Galeries, elle y a suivi des cours d’Art Dramatique et c’est ainsi qu’elle s’est fait remarquer par l’ancien directeur du Théâtre, Jean-Pierre Rey. Il lui a proposé de rentrer dans la Revue de 1995. Maria del Rio a un réel attachement pour la Revue car elle y a fait ses premiers pas en tant que comédienne et y a connu son premier trac. En 2007, elle décide de faire une pause pour se concentrer sur d’autres choses comme la télévision et la radio, où elle travaille quotidiennement depuis 4 ans. Cette année, pour notre plus grand plaisir, elle fait son retour à la Revue.

• Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de revenir dans la Revue ?

J’en ai ressenti le besoin, la Revue m’a beaucoup manqué pendant cette pause de 4 ans. Il y a une sorte de cordon ombilical entre le Théâtre des Galeries, la Revue et moi ! La Revue c’est une équipe, aussi bien entre les comédiens qu’avec la direction. Tellement d’émotions, tellement de rires, tellement de stress et d’énervements !

• Meneuse de Revue : qu’avez-vous ressenti lorsqu’on vous a proposé ce rôle ?

Lorsque j’ai commencé, j’avais un petit rôle et puis je me suis aperçue que je pouvais pousser la chansonnette, que je me débrouillais de mieux en mieux dans les sketches, etc. Bernard Lefrancq et David Michels m’ont fait de plus en plus confiance et je suis devenue la meneuse. Je suis évidement très contente de pouvoir reprendre ce rôle là où je l’avais laissé. C’est un rôle très gai à assumer, mais aussi très stressant.

• Comment faites-vous pour vous préparer aux rôles que vous incarnez dans la Revue ?

C’est un spectacle qui demande beaucoup d’énergie, de concentration et aussi de force physique. Pour m’y préparer, je fais le stock de vitamines ! Sinon, je n’ai pas de conditionnement particulier. Quoi que je fasse, le jour même, je serai stressée mais je prendrai énormément de plaisir à jouer.

• Dans cette Revue, quel est le rôle qui vous donne le plus de plaisir à jouer ?

Il n’y a pas vraiment de rôles dans la Revue. Ce que j’aime le plus, c’est l’ouverture parce que c’est le moment qui produit le plus de stress. Le jour de la première, on est content de se trouver devant une salle pleine de 900 personnes. C’est ce moment là qui provoque le plus d’émotions. Le stress du lever du rideau, c’est un sentiment qui ne disparait jamais chez moi, c’est un tremblement qui s’atténue juste un peu au fil des représentations.

• Pour vous, c’est quoi l’élément le plus important pour une bonne Revue ?

Ce n’est pas possible de n’en prendre qu’un. La Revue c’est une osmose de bons textes, de bonnes chansons et de bons costumes. La Revue doit être un véritable plaisir pour les yeux et pour les zygomatiques. Et puis, il y a la magie des Revues, elle vient du fait que c’est une bande d’amis qui se retrouvent sur scène et qui s’éclatent. Automatiquement, le public devient complice dans cette proximité.

• Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit « Revue des Galeries » ?

Fou rire ! Il suffit que quelqu’un dérape ou d’une petite blague en coulisse et un fou rire part très vite. Si le public suit ce délire, c’est finalement ce qui est drôle dans un tel spectacle.

Fabian Le Castel

Il amuse le public depuis la maternelle, c’est donc tout naturellement qu’il en a fait son métier. Il débute sur les planches à Mouscron, sa ville natale. Il y développe son métier, ses voix. Il est capable d’incarner plusieurs personnes à lui seul, mais aussi des chanteurs, des acteurs, des humoristes et ce qui nous intéresse le plus : des hommes politiques !

• Quand il se passe quelque chose de très important en politique, ça vous arrive de penser à la Revue et du bon numéro que cela fera ?

Je lis la presse tout au long de l’année et c’est certain que dès qu’il se passe quelque chose, je pense à la Revue. En lisant, dès que je trouve quelque chose d’intéressant, je pense à un sketch. Je pense à ce que je pourrai en faire pour que ce soit drôle et aux comédiens qui colleront avec le rôle.

• Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à la Revue ?

Même si je fais du one-man show, j’aime vraiment travailler avec d’autres personnes autour d’un projet commun, surtout quand l’ambiance est bonne comme ici. Ensuite, historiquement, c’est passer après Stéphane Steeman, André Lamy, Richard Ruben, … La Revue, c’est une institution ! Je vais apprendre beaucoup de mon métier en y participant.

• Dans la Revue, quel est le rôle qui vous donne le plus de plaisir à jouer ? Pourquoi ?

Le Stand up du début, pour le rapport qu’il y a avec le public. Il y a aussi les scènes où je joue avec les autres comédiens. Et puis mon medley final …

• Votre préparation pour la Revue est-elle fort différente de celle de vos spectacles habituels ?

L’écriture est assez différente. Pour la Revue, il faut que ça colle à l’actualité, alors que pour mes one-man show, il faut des choses intemporelles. Il y a la mise en scène, il faut jouer avec les autres, apprendre la fin de leurs textes pour pouvoir rebondir au bon moment.

• Pour vous, c’est quoi l’élément le plus important pour une bonne Revue ?

L’entente de la troupe. J’aime travailler dans une bonne ambiance. Le partage sur scène, parce que si on s’y amuse, alors le public s’amusera aussi. Et des bons textes. Il faut qu’ils soient suffisamment piquants et acerbes.

• Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit « Revue des Galeries » ?

Institution ! C’est mythique comme spectacle, c’est un emblème de la Belgique.

• Une anecdote à partager lors d’une de vos imitations ?

J’ai deux anecdotes à partager. La première, c’est lorsque j’ai eu l’opportunité d’imiter quelqu’un devant cette personne. La deuxième, c’est lorsque je faisais la première partie de Tex, il était tellement sympathique que le lendemain il est venu chez ma grand-mère qui était fan de lui. J’ai trouvé ça génial de sa part !

Bernard Lefrancq

Bernard Lefrancq joue dans de nombreuses pièces pour le Théâtre des Galeries et il a mis en scène « Panique au Plazza », le premier spectacle de cette saison 2012-2013. Depuis 2003, il travaille chaque année avec David Michels pour la mise en scène de la Revue.

• Vous réalisez les Revues depuis pas mal de temps maintenant, entre expérience et nouveauté, comment viennent les idées ?

Très simplement, à partir de la dernière représentation de la Revue, je lis tous les journaux tous les jours. Je regarde aussi la télévision et je lis la presse people. J’écoute de la musique, en cherchant ce qui plait aux autres. Je me gave de tout cela et puis j’invente, je crée lorsque la Revue approche. Au fur et à mesure de l’année et de l’actualité, je note sur papier les sujets, les ambiances, je découpe des articles. Mais je ne crée pas encore à proprement parler les sketches. Quand je prends des notes, je ne sais pas encore à quoi elles vont servir.

• Comment faites-vous pour vous préparer aux rôles que vous incarnez dans la Revue ?

C’est plus facile de jouer ce que l’on a écrit : il ne faut pas créer le personnage car on l’a déjà travaillé en l’écrivant. Au contraire, quand on joue un personnage écrit par quelqu’un d’autre, il faut trouver ce que l’auteur a voulu dire et amener sa propre fantaisie. Au niveau de la mémoire, c’est plus simple aussi de retenir un texte qu’on a écrit soi-même car on connait les intentions derrière les phrases, on comprend mieux ce que le texte veut dire.

• Dans cette Revue, quel est le rôle qui vous a donné le plus de plaisir à jouer ?

Le rôle de metteur en scène. J’aime beaucoup ce rôle évidemment, c’est de la création à l’état pur. C’est une grande responsabilité, c’est là où il y a le plus d’imaginaire.

• Quelles sont les difficultés d’un tel spectacle ?

Il faut satisfaire beaucoup de monde, aussi bien les comédiens que la direction ou que la technique. Après eux, il faut surtout satisfaire le public. Ce n’est pas une science exacte tout cela, donc ce n’est pas facile de savoir à l’avance si la Revue va fonctionner ou non. Il y a en tout cas une bonne ambiance dans la troupe, ce qui est déjà un bon point de départ.

• Pour vous, c’est quoi l’élément le plus important pour une bonne Revue ?

Il faut que les gens rient. Il n’y a pas de règles pour ça malheureusement, si les gens ne rient pas, alors la Revue est mauvaise même si les idées étaient bonnes à la base.

• Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit « Revue des Galeries » ?

Jean Hayet, ça résume tout. C’est Madame Chapeau.

• Une anecdote à partager ?

Il y en a tellement, tous les jours. On se remémore les incidents des années précédentes. C’est un peu dommage à dire, mais sans ces incidents, je pense que l’ambiance serait moins bonne et donc la Revue aussi.

Angélique Leleux

Angélique Leleux a commencé le Conservatoire de Mons à l’âge de 17 ans et elle y a obtenu le premier prix en Art dramatique et en Déclamation. Grâce à un membre du jury du Conservatoire, elle a eu l’opportunité de rencontrer Jean-Pierre Rey, qui l’a tout de suite engagée pour jouer dans la Revue en 1993.

• Vous participez aux Revues depuis pas mal de temps maintenant, entre expérience et nouveauté, comment vous viennent les idées ?

C’est l’actualité qui donne les nouvelles idées, on regarde le journal parlé et on lit la presse. C’est l’actualité qui évolue dans tous les domaines et grâce à ça, on a de nouvelles matières pour la Revue.

• Quand il se passe quelque chose de très important en politique, ça vous arrive de penser à la Revue et du bon numéro que cela fera ?

Tout à fait, c’est un réflexe maintenant. Je note l’idée sur papier, avec un titre, le nom des personnages et les idées clés, quelques blagues ou quelques jeux de mots. Cependant, il faut rester conscient que si le fait d’actualité n’est pas proche de la Revue, la bonne idée que l’on a notée devient une mauvaise idée car une fois l’arrivée de la Revue, plus personne ne se souvient de ce fait.

• Comment faites-vous pour vous préparer aux rôles que vous incarnez dans la Revue ?

La plupart des rôles politiques reviennent et pour les nouveaux rôles, je vais sur Youtube, voir des vidéos. Je ne travaille pas 8 heures d’affilée pour trouver une voix. C’est petit à petit que je trouve comment la faire et quand j’ai trouvé, je l’analyse.

• Qu’est-ce que ça fait de jouer les numéros qui ont été écrits par vous-même ?

Double stress, double trac. Pour les deux premières représentations, il faut interpréter en tant que comédienne et en plus, en tant qu’auteur, il faut être à l’écoute du texte pour voir s’il fonctionne, voir s’il ne faut pas couper ou ajouter. C’est excitant d’assumer les deux rôles.

• Quel est le rôle qui vous a donné le plus de plaisir à jouer ?

La vieille dame, Lise Lisette. Elle est présente depuis 3 ans maintenant. Je l’aime bien parce qu’elle peut dire des choses qui ne sont pas toujours facile à dire pour une femme.

• Quelles sont les difficultés d’un tel spectacle ?

En tant qu’auteur c’est d’éviter de se répéter, rester dans un humour de bon goût, moi j’aime bien aussi chiffonner le public pour essayer de le faire réagir. Et en temps que comédienne, c’est d’arriver au bon moment sur scène car on court réellement d’un sketch à l’autre.

• Pour vous, c’est quoi l’élément le plus important pour une bonne Revue ?

Une bonne partition dans l’écriture.

• Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on vous dit « Revue des Galeries » ?

Actualité, politique, éclat de rire, fou rire, stress, course et bonheur !

• Une anecdote à partager ?

Les fous rires avec Maria del Rio. Ce n’est pas pour rien qu’on est uniquement en groupe cette année : c’est parce que lorsque l’on n’est qu’à deux, les fous rires fusent trop vite. On se connait depuis 20 ans, on est devenue très complices.