Du 2 décembre 2009 au 31 janvier 2010

La Revue colore notre ciel gris avec une caricature de l’actualité de l’année.

Sur un rythme soutenu, Richard Ruben, Bernard Lefrancq et leurs partenaires de scène endossent une multitude de personnages (politiques ou autres…), et passent de l’un à l’autre avec souplesse et rapidité. Guidée par l’unique envie de vous faire rire, la troupe de la Revue mettra sa joyeuse dérision à votre service.

Dans un décor mouvant et des costumes éclatants, rien de tel que notre défouloir annuel pour faire le plein de chaleur quand dehors souffle la brise et gronde la crise…

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Pour réserver, cliquez sur le segment rouge ou orange de la date souhaitée dans le calendrier.

représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Avec Richard Ruben, Bernard Lefrancq, Marc De Roy, Angélique Leleux, Pierre Pigeolet, Laure Godisiabois, Cendrine Ketels, Anne Chantraine, Antoine Pedros, Kylian Campbell, Véronique Lievin
Mise en scène David Michels et Bernard Lefrancq
Décor Francesco Deleo
Costumes Ludwig Moreau et Fabienne Miessen
Réalisation musicale Bernard Wrincq
Chorégraphies Patricia Bonnefoy

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

La Revue 2009 prend des couleurs…

Comment évolue La Revue du Théâtre Royal des Galeries ?

David Michels : La Revue reste un grand spectacle de divertissement, un spectacle festif de fin d’année, mais dont le socle repose sur une satire politique. Il y a un certain regard qui est posé sur l’actualité, et ce regard évolue. Le ton de La Revue a changé. C’est à nous de suivre cette évolution, de l’analyser, de la comprendre et de nous y adapter. L’écriture a été modifiée, l’efficacité doit être plus immédiate, la mise en place plus rapide. Aujourd’hui, on doit entrer très vite dans le vif du sujet. Dans la conception, nous sommes aujourd’hui beaucoup plus proches de la présentation d’un show télévisé que du music-hall. Nous proposons un spectacle plus complet où les chanteurs et danseurs sont des professionnels qui permettent aux comédiens de se recentrer sur les textes et le divertissement.

Bernard Lefrancq : Reflet de notre belgitude, La Revue des Galeries reste fidèle à sa réputation : une satire humaine de notre société où les acteurs de notre paysage politique et leurs multiples frasques se retrouvent sur scène.

La Revue, c’est près de quarante numéros pour brocarder notre actualité. On essaye de proposer un humour inattendu, rythmé et efficace. Il faut du souffle et de l’audace à la troupe pour assumer ce spectacle aux multiples facettes car le public doit avoir l’impression que c’est facile ! Il ne doit voir que le panache !

Quels sont les éléments indispensables au spectacle ?

David Michels : La base du spectacle est construite sur des sketches. Si on a une matière efficace, pertinente et drôle, on peut ensuite l’encadrer dans un bon visuel.

Bernard Lefrancq : La Revue est un spectacle ‘différent’… qui demande une très grande flexibilité de la part du comédien et du metteur en scène… C’est un savant mélange entre des numéros attendus par le public et nos envies.

David Michels : Il faut trouver l’alliance entre les désirs de créativité liés à l’air du temps et les contraintes du genre qui sont le chant, la danse, l’humour, la parodie, l’imitation, des images impressionnantes… ces éléments font partie inhérente de La Revue. Cela implique beaucoup de travail. Le fait de mettre ces différents styles ensemble est une alchimie très délicate. La nouveauté doit intégrer ses critères. C’est pourquoi La Revue des Galeries se remet chaque année en question.

Sur quoi repose le rire de La Revue ?

Bernard Lefrancq : On se doit de chercher une qualité dans le rire. Quand on prépare les textes, on se demande ce que les gens ont retenu de l’actualité écoulée. En tant qu’humoristes, nous avons le gros avantage que les sujets sont inépuisables et toujours renouvelés. À ce sujet, nos politiciens nous aident beaucoup.

Le public rit parce que ça lui parle, parce qu’il retrouve son vécu sur la scène. Les situations tournées en dérision sont des situations que le spectateur a peut-être eu l’occasion de vivre. On lui permet d’en rire. En se moquant de nos politiciens, de notre petit pays…on se moque de nous-mêmes ! Le but, c’est de faire oublier les petits soucis quotidiens au public le temps d’une soirée.

David Michels : Dans La Revue, il n’y a pas de règles. L’humour se montre parfois inattendu. Le public s’amuse quand c’est drôle, bien parodié, dérisoire, mystérieux, arrogant ou intriguant. Il souhaite un spectacle de fin d’année, rythmé et efficace. Mais il nous arrive aussi, même si l’actualité surréaliste offerte par la Belgique prête souvent à rire, d’esquisser d’autres sujets dans le but de provoquer une réflexion.

Comment se construit et se gère la mise en scène ?

David Michels : J’opère tout d’abord une sélection dans les textes remis par les différents auteurs, je détermine de cette manière les grandes lignes du spectacle. Ensuite, j’expose mes choix à Bernard. On détermine alors ensemble les textes dont on va s’occuper personnellement suivant nos affinités, nos idées, et nos capacités. Bernard Lefrancq a un imaginaire merveilleux, il est très inventif, toujours enthousiaste et dynamique (il me fatigue !). Je suis beaucoup plus rigoureux, traditionnel.

Au début du travail, Bernard assure les répétitions. Après trois semaines, j’assiste à un filage comme un premier spectateur. Je peux alors donner des directions nouvelles. Ensuite, progressivement, je reprends la mise en scène et Bernard s’implique de plus en plus en tant que comédien. Le spectacle se conçoit dans l’échange et la discussion.