Du 5 décembre 2007 au 03 février 2008

Qui sera sur la sellette cette année ? Que ce soit par Richard Ruben, ou par les autres membres de la troupe, de nombreux personnages mis en exergue par la presse nationale ou internationale auront droit à leurs moments de ‘gloire’.

Produit saisonnier unique et inimitable, La Revue se veut un regard amusé sur notre belge réalité. Une vision qui souligne avec dérision toute l’absurdité de certaines situations et pointe du doigt les petites bêtises et les grosses faiblesses de ceux qui nous dirigent.

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Pour réserver, cliquez sur le segment rouge ou orange de la date souhaitée dans le calendrier.

représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Avec Richard Ruben, Bernard Lefrancq, Marc De Roy, Angélique Leleux, Pierre Pigeolet, Laure Godisiabois, Sandrine Henry, Anne Chantraine, Antoine Pedros, Kylian Campbell, Véronique Lievin
Mise en scène David Michels et Bernard Lefrancq
Décor Francesco Deleo
Costumes Ludwig Moreau et Fabienne Miessen

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Les grandes douleurs et les petits ennuis de l’année 2007 sont passés au tamis de l’humour par un généreux spectacle de deux heures. Sketches, chansons et imitations sont de tradition mais la revue poursuit son ouverture et sa rénovation permanente.

La distraction est le maître mot des créateurs de La Revue, leur terreau est l’actualité. Et celle-ci est encore une fois riche en événements qui peuvent prêter à rire ! Les auteurs des textes associent leurs plumes pour mélanger impertinence, bon sens et caricature dans l’élaboration du spectacle.

Quelques pistes pour ceux qui ne peuvent pas attendre : la Belgique vue à travers les lucarnes étrangères, l’écologie, la nouvelle façon de faire ses courses, la reconversion de certains politiciens, Sarkozy à Waterloo, la Ferme wallonne, Samantha oups !,… On rencontrera sur la scène : Didier Reynders, Joëlle Milquet, Elio Di Rupo, Arno, Pascal Vrebos, Elvis, Polnareff, Jean-Claude Van Damme, Zazie,…

Si la dérision de La Revue n’est certes pas la panacée qui adoucira la fureur du monde, elle nous propose déjà d’en rire. Et c’est plutôt généreux !

L’actualité belge étant particulièrement féconde, la matière ne manque pas pour écrire les sketchs qui forment l’ossature du spectacle. La politique belge et ses stars glorieuses ou naissantes sont représentées avec parfois une légère « déformation » humoristique dans un rythme endiablé visant un résultat rafraîchissant.

Les acteurs de notre paysage politique grâce à leurs frasques généreuses et diversifiées apportent tant à La Revue !

Richard Ruben

Il était dit que les deux se croiseraient un jour… Qu’ils se plairaient. Et que leurs épousailles s’orneraient de strass et de paillettes. Lui, c’est Richard Ruben. Elle, c’est la Revue des Galeries. L’audacieux mariage fut festif l’an passé. Il est donc entériné cette saison.

Plongeant dans le spectacle avec une aisance parfaite, Richard Ruben a introduit sur scène un humour plutôt branché, très direct, mais lancé à la tête du spectateur avec une élégance et une gentillesse désarmante. Le grain de folie de Ruben a engendré un sympathique délire.

Richard Ruben surprend par sa dégaine et la facilité de ses transformations physiques et vocales. Il propose un rire amené par des situations cocasses, des mots d’esprit, des quiproquos et la connivence avec le public.

INTERVIEW

La Revue 2008 prend des couleurs…

Comment évolue La Revue du Théâtre Royal des Galeries ?

David Michels : La Revue reste un grand spectacle de divertissement, un spectacle festif de fin d’année, mais dont le socle repose sur une satire politique. Il y a un certain regard qui est posé sur l’actualité, et ce regard évolue. Le ton de La Revue a changé. On ne rit plus de la même façon qu’il y a dix ans. C’est à nous de suivre cette évolution, de l’analyser, de la comprendre et de nous y adapter. L’écriture a été modifiée, l’efficacité doit être plus immédiate, la mise en place plus rapide. Avant, on se permettait des sketches plus longs, avec une introduction et une présentation des personnages plus conséquente. Aujourd’hui, on doit entrer très vite dans le vif du sujet.

Dans la conception, nous sommes aujourd’hui beaucoup plus proches de la présentation d’un show télévisé que du music-hall. Nous proposons un spectacle plus complet où les chanteurs et danseurs sont des professionnels qui permettent aux comédiens de se concentrer sur les textes et le divertissement.

Bernard Lefrancq : Reflet de notre belgitude, La Revue des Galeries reste fidèle à sa réputation : une satire humaine de notre société où les acteurs de notre paysage politique et leurs multiples frasques se retrouvent sur scène.

La Revue, c’est près de quarante numéros pour brocarder notre actualité. On propose un humour inattendu, rythmé et efficace. Il faut du souffle et de l’audace à la troupe pour assumer ce spectacle aux multiples facettes car le public doit avoir l’impression que c’est facile ! Il ne doit voir que le panache !

Quels sont les éléments indispensables au spectacle ?

David Michels : La base du spectacle est construite sur des sketches. Si on a une matière efficace, pertinente et drôle, on peut ensuite l’encadrer dans un bon visuel.

Bernard Lefrancq : La Revue est un spectacle ‘différent’… qui demande une très grande flexibilité de la part du comédien et du metteur en scène… C’est un savant mélange entre des numéros attendus par le public et nos envies.

David Michels : Comment ne pas décevoir les attentes tout en apportant chaque année quelque chose de neuf ? C’est un savant mélange entre les désirs de créativité liés à l’air du temps et les contraintes du genre qui sont le chant, la danse, l’humour, la parodie, l’imitation, des images impressionnantes… ces éléments font partie inhérente de La Revue. Cela implique beaucoup de travail. Le fait de mettre ces différents styles ensemble est une alchimie très délicate. La nouveauté doit intégrer ses critères. C’est pourquoi La Revue des Galeries se remet chaque année en question.

Sur quoi repose le rire de La Revue ?

Bernard Lefrancq : On se doit de chercher une qualité dans le rire. Quand on prépare les textes, on se demande ce que les gens ont retenu de l’actualité écoulée. En tant qu’humoristes, nous avons le gros avantage que les sujets sont inépuisables et toujours renouvelés. À ce sujet, nos politiciens nous aident beaucoup. Malgré tout, il y a des choses qui reviennent cycliquement sur le tapis : les fermetures d’usine, les matchs truqués, BHV,… On dirait qu’aucune leçon n’est tirée en Belgique…

Le public rit parce que ça lui parle, parce qu’il retrouve son vécu sur la scène. Les situations tournées en dérision sur la scène sont des situations que le spectateur a peut-être eu l’occasion de vivre. On lui permet d’en rire. En se moquant de nos politiciens, de notre petit pays…on se moque de nous-mêmes ! Le but, c’est de faire oublier les petits soucis quotidiens au public le temps d’une soirée.

David Michels : Dans La Revue, il n’y a pas de règles. L’humour se montre parfois inattendu. Le public s’amuse quand c’est drôle, bien parodié, dérisoire, inattendu, mystérieux, arrogant ou intriguant. Il souhaite un spectacle de fin d’année, rythmé et efficace. Mais il nous arrive aussi, même si l’actualité surréaliste offerte par la Belgique prête souvent à rire, d’esquisser d’autres sujets dans le but de provoquer une réflexion.

Comment se construit et se gère la mise en scène ?

David Michels : J’opère tout d’abord une sélection dans les textes remis par les différents auteurs, je détermine de cette manière les grandes lignes du spectacle. Ensuite, j’expose mes choix à Bernard. On détermine alors ensemble les textes dont on va s’occuper personnellement suivant nos affinités, nos idées, et nos capacités. Bernard Lefrancq a un imaginaire merveilleux, il est très inventif, toujours enthousiaste et dynamique (il me fatigue !). Je suis beaucoup plus rigoureux, traditionnel.

Au début du travail, Bernard assure les répétitions. Après trois semaines, j’assiste à un filage comme un premier spectateur. Je peux alors donner des directions nouvelles. Ensuite, progressivement, je reprends la mise en scène et Bernard s’implique de plus en plus en tant que comédien. Le spectacle se conçoit dans l’échange et la discussion.