De Ray Cooney, Adaptation de S. Vaughan et J-C. BarcDu 9 septembre au 4 octobre 2009

Les Anglais parlent d’une « Cooney Farce » comme les Français parlent d’un Feydeau. Ray Cooney utilise la technique du ‘mentir à l’infini’ du dramaturge français. Un premier mensonge en entraîne un second, qui en génère une kyrielle, c’est la ‘prise d’inconscience’ masculine, le comique de défense.

Dans ‘Chat et souris’, Jean Martin, alias Pascal Racan, qui comptait sur la complaisance de son ami Gilbert, Michel Poncelet, devient finalement ‘un mensonge qui dit la vérité’. Mais entre-temps, dans une ronde diabolique menée par notre metteur en scène acrobate, Bernard Lefrancq, tous les personnages auront menti, à ne plus savoir s’ils mentaient quand ils disaient la vérité ou quand ils ne la disaient pas.

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

Pour réserver, cliquez sur le segment rouge ou orange de la date souhaitée dans le calendrier.

représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Jean Martin Pascal Racan
Gilbert Michel Poncelet
Mathilde Catherine Clayes
Charlotte Manuela Servais
Alix Katia Mahieu
Guillaume Antoine Motte dit Falisse
Papy Jean-Paul Dermont
Mise en scène Bernard Lefrancq
Décor Francesco Deleo
Costumes Fabienne Miessen

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Ray Cooney est le maître du mécanisme infernal qui pousse des personnages ordinaires dans un engrenage d’événements de plus en plus extraordinaires. Il construit ses pièces avec la précision d’une pendule suisse, qui est néanmoins très british. Les répliques et les actions rythment la pièce et provoquent la force comique qui constitue la « Cooney Farce » si célèbre…

Ce que j’aime beaucoup, quand j’invente des personnages, c’est par exemple imaginer un homme très banal qui se trouve tout à coup engagé dans une situation à laquelle il ne s’attendait pas du tout. A partir de là, je peux entraîner ce pauvre garçon dans un imbroglio inextricable dont il ne pourra se sortir qu’en accumulant les mensonges et les actes les plus fous. C’est alors que le rire s’installe, parce que la farce est conduite et jouée avec beaucoup de précision et de vérité, sans excès grotesque. Tout cela est prémédité et travaillé avec une telle subtilité que le public ne s’en aperçoit qu’après la représentation.

Dans mes pièces, je cherche toujours à introduire un élément dramatique. Les gens s’imaginent que vous cherchez simplement à être comique, mais ce n’est pas exact. Ce que l’on recherche toujours, c’est le ressort dramatique, la tragédie qui déclenche le rire.

Ray Cooney