de Peter Shaffer, Adaptation de Patrick de Longréedu 26 octobre au 20 novembre 2016

Une œuvre magistrale au succès éclatant. L’idée maitresse de Peter Shaffer en écrivant Amadeus était de rappeler qu’avant de devenir des légendes, les génies sont des êtres humains.

Dans la Vienne de Joseph II en 1781, le compositeur Salieri jouit de la faveur de l’Empereur. C’est alors qu’un jeune prodige du nom de Wolfgang Amadeus Mozart parcourt l’Europe et fait irruption à la cour. Précédé d’une flatteuse réputation mais sans grande éducation, Mozart est en voie de devenir le plus grand compositeur du siècle. Face à un tel génie, Salieri se sent rongé par la jalousie. Qu’une musique aussi belle puisse émaner d’un être aussi vulgaire lui apparaît comme l’un des tours les plus cruels de Dieu. Comprenant la menace que représente le jeune Mozart, il tente de l’évincer tout en essayant de comprendre pourquoi il est si doué…

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

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représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Wolfgang Amadeus Mozart Denis Carpentier
Antonio Salieri Didier Colfs
Constance Weber Julie Lenain
Comte Orsini-Rosenberg Michel Poncelet
Wolfgang Amadeus Mozart Denis Carpentier
Johann Kilian von Strack Marc De Roy
Baron van Swieten Jef Rossion
Joseph II Lucas Tavernier
Mise en scène Alexis Goslain
Scénographie Patrick de Longrée
Costumes Thierry Bosquet

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Le spectacle débute par la confession de Salieri qui, au seuil de la mort, se vente d’être l’assassin de Mozart. Puis, l’histoire renaît sous la forme d’un extraordinaire flash-back qui retrace la confrontation des deux hommes depuis l’arrivée de Mozart à Vienne jusqu’à l’écriture du ‘Requiem’, sa dernière œuvre magistrale. On revivra les principales étapes de la carrière du jeune génie avec la création de ses grands opéras comme ‘Idoménée’, ‘L’Enlèvement au Sérail’, ‘Le Mariage de Figaro’, ‘Don Giovanni’ ou ‘La Flûte enchantée’, on assistera aux épisodes rocambolesques de sa rencontre avec Constance qui deviendra son épouse, on plongera dans la cour somptueuse de Joseph II et puis, surtout, on suivra la folie vengeresse de Salieri, rongé par la jalousie face au génie éclatant de Wolfgang Amadeus Mozart.

Peter Shaffer a développé une intrigue palpitante entre génie et décadence.

Du grand spectacle qui joue sur les contrastes entre des détails historiques particulièrement soignés et un ton très contemporain et très vif dans les dialogues. Une œuvre magistrale au succès éclatant.

La mort soudaine de Mozart ne tarda pas à attirer les soupçons. Officiellement décédé d’une fièvre militaire, la disparition rapide de ses restes ne nous permet pas aujourd’hui de connaître la maladie dont souffrait Mozart. Plusieurs théories sont nées au fil des temps jugées peu crédibles par les historiens : empoisonnement au mercure par Salieri ; assassinat par les francs-maçons, furieux de voir leurs rites dévoilés dans La Flûte enchantée ; ou absorption de potions médicinales dangereuses.

En réalité, la légende de l’assassinat de Mozart par Salieri relève de l’imagerie romantique, ayant été présentée pour la première fois dans Mozart et Salieri, pièce de théâtre de l’écrivain russe Alexandre Pouchkine, publiée en 1830. Très populaire en Russie, elle fut adaptée à l’opéra à la fin du XIXè siècle par Rimski-Korsakov. Elle a été reprise par Peter Shaffer dans la pièce Amadeus et par Miloš Forman dans le film qu’il a tiré de cette pièce.

Toutefois, il convient de préciser que la réalité est bien différente de cette légende noire. Si Salieri éprouva sans doute de la jalousie à l’égard du jeune prodige, suite à l’arrivée de ce dernier à Vienne, les deux hommes entretinrent des relations rivales mais néanmoins courtoises. En effet, Salieri conserva jusqu’à sa mort, en 1825, son poste de kapellmeister, restant pendant longtemps un personnage puissant à Vienne. Par ailleurs, si l’œuvre de Salieri est aujourd’hui largement méconnue du grand public, ce compositeur remporta de bien plus grands succès que son rival, jouant ses opéras dans les principales Cours d’Europe (Milan, Paris, Rome, Venise, Versailles, Vienne, etc.). Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser, Salieri fit tout son possible pour faire connaître la musique de Mozart, à une époque où le public viennois avait une nette préférence pour les compositeurs italiens.

Le livret de Così fan tutte, écrit par Lorenzo Da Ponte sur commande de Joseph II, fut tout d’abord proposé à Salieri, qui en composa quelques numéros, avant de devoir abandonner (sans doute avait-il trop de travail). Ce fut finalement Mozart qui composa l’œuvre que nous connaissons. Il en va de même de la composition de La Clemenza di Tito, proposée préalablement à Salieri qui recommanda Mozart. Salieri félicita Mozart pour La Flûte enchantée, singspiel allemand, après avoir assisté à une représentation.

Le rôle que, selon cette légende, Salieri aurait joué dans la commande du Requiem de Mozart est contredit par les recherches des historiens, selon laquelle le mystérieux commanditaire du Requiem de Mozart aurait été, en réalité, le fils du maire de Vienne de l’époque, qui agissait pour le compte du comte Franz de Walsegg. Mozart mourut épuisé, très malade, abandonné et ruiné quoique recevant de la Cour un traitement de musicien de 800 florins par an, une somme importante.

Concernant les vraies causes de la mort de Mozart, on trouve chez les biographes des versions différentes. Plusieurs causes sont évoquées et le débat n’est pas clos.