Louis-Michel Colladu 9 mars au 3 avril 2022

Une comédie moderne et légère truffée de petits drames quotidiens.

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DISTRIBUTION

Catherine Decrolier

Christel Pedrinelli

Hyuna Noben

Marc Weiss

Mise en scène : Isabelle Paternotte

Décor : Dimitri Shumelinsky

Costumes : Fabienne Miessen

Lumières : Laurent Comiant

Décor sonore : Laurent Beumier

Assistante : Fanny Dumont

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Une émouvante histoire de gens qui nous ressemblent. Les angles de cette pièce sont polis par le quotidien, avec des personnages à la fois excessifs, égoïstes, fragiles et débordant d’amour.

La ravissante Marie Lafarge, jeune cadre dynamique, découvre avec stupeur que le ménage de son appartement n’est pas fait par la gardienne d’immeuble à qui elle a confié cette tâche mais par un jeune homme très séduisant qu’elle ne connaît pas !

Le réalisme de la pièce, les conflits ménagers, les histoires de clés donnent le ton d’Accords parfaits, comédie résolument moderne où les apparences du confort matériel brouillent les cartes des rapports humains mais quand les masques tombent, que les blessures et les solitudes se révèlent, apparaît alors une autre comédie, plus douce et plus intime, sur la peur d’aimer, sur la complexité des rapports hommes-femmes, et surtout sur l’espoir.

Une comédie qui chante une certaine mélodie du bonheur.

 

Quelques questions à Isabelle Paternotte

Quels sont les éléments qui ont éveillé ton intérêt à la première lecture de ce texte ? 

L’histoire étant assez simple, j’ai perçu qu’on pourrait beaucoup se concentrer sur le travail d’interprétation et il se fait que j’adore regarder travailler les comédiens… 

Un autre aspect a attiré mon intérêt, c’est le thème du mensonge. Pourquoi on ment ? Qu’est-ce qu’on est prêt à mobiliser pour rendre son mensonge plausible ? N’est-on pas naïf de penser qu’on gardera la maîtrise des choses ? Un mensonge nous apporte toujours quelque chose, mais le prix à payer en vaut-il la peine ? Un objectif louable justifie-t-il un mensonge ?
La dure vérité ne nous montre-t-elle pas plus humain, moins performant et plus touchant ? 

Toutes ces questions sont soulevées, avec légèreté et humour, dans le spectacle pour proposer aux spectateurs, au travers de cette pièce, des moments de complicités. Car que celui qui n’a jamais menti pour se faire passer pour plus qu’il n’est, nous jette la première pierre !

Comment définirais-tu cette écriture ? 

L’écriture de cette pièce est très quotidienne, très rythmée. L’auteur ne propose pas une succession de gags ou de bons mots pour provoquer le rire, mais il mise sur une histoire bien construite, des profils de personnages reconnaissables et une écriture fluide pour instaurer une complicité entre le plateau et les spectateurs. L’auteur s’attelle à raconter une histoire, avec des personnages très réalistes, que le public va pouvoir suivre le sourire aux lèvres. 

Quand tu montes une pièce, qu’est-ce qui t’intéresse en premier lieu ? 

Dans l’idéal, j’ai besoin de 4 éléments pour avoir envie de monter une pièce : une histoire, des personnages, des émotions et ne pas avoir toutes les pièces du puzzle. Ce dernier élément est primordial pour moi, car je veux permettre aux spectateurs d’être actifs en comblant ces espaces vides ou plus flous. 

Très vite après la lecture d’une pièce, je vais m’occuper de la distribution. Un metteur en scène avec lequel j’ai beaucoup travaillé, Adrian Brine, disait toujours que le choix des comédiens constituait 70% du travail du metteur en scène. Je m’aligne totalement sur son avis. Plus cette étape sera bien faite, plus les répétitions se feront de façon naturelle et confortable pour tout le monde.

Quelles sont les références utilisées pour ta mise en scène ? 

« Accords parfaits » est une comédie romantique. Je vais en respecter les codes. Si les personnages traversent des moments difficiles et inquiétants, le charme de l’histoire et ses côtés un peu édulcorés primeront toujours. Je vais revoir quelques bons films du genre… Ce genre de film qui nous fait croire qu’à chaque problème il y a une solution, que les histoires tristes finissent toujours bien et que quand on pleure, le rimmel ne coule même pas. Bref, pas la vraie vie, mais une parenthèse douce et agréable.

Que peux-tu dire sur les personnages ? Comment s’est faite la distribution ? 

La musique ayant un rôle important dans l’histoire, cela me semblait plus excitant d’avoir pour le rôle de François un comédien ayant des bonnes notions de musique. Je me suis donc d’abord attelée à chercher le comédien répondant à ce double critère : répondre au profil du personnage et jouer d’un instrument. 

Ensuite, j’ai cherché pour les deux personnages de Lucille et Marie des comédiennes ayant le sens de la comédie, un jeu généreux, n’hésitant pas à introduire des côtés un peu loufoques dans leur personnage. 

Pour le rôle de Julie, j’ai cherché une comédienne pétillante, pleine de vie, pouvant passer facilement d’un ton coquin à un coup de griffe.

 

Quelques questions à Laurent Beumier, compositeur

Qu’est-ce qu’une bande-son au théâtre ? 

C’est l’ensemble de toutes les musiques, voix enregistrées et bruitages qui forment le paysage sonore d’une pièce. Cela va d’un bébé qui pleure dans 3 hommes et un couffin, à la chute d’un rocher d’Abou Simbel, au soutien dramatique de la mort de Roméo et Juliette, en passant par la voix narrative de Jean-Claude Frison dans Amen ou les suspens à rebondissements dans 8 Femmes.

Parfois les demandes sont cocasses : être la doublure enregistrée au piano de Pascal Racan dans Drôle de père ou jouer le clavecin prolifique de Mozart dans Amadeus. N’étant pas musicien de formation, c’est toujours un challenge.

Comment devient-on compositeur de musique de scène ? 

Par mégarde. N’ayant pas de formation musicale, j’ai beaucoup appris en réalisant mes bandes-son avec des musiques existantes. Et puis, un jour, ne trouvant pas ce que je cherchais, je me suis mis à composer des bouts, ajouter un instrument, démystifier la composition. Je suis tenace, l’envie était forte. On m’a fait confiance, j’en suis très reconnaissant.

Comment aborde-t-on une pièce de théâtre musicalement ? 

Je détermine trois axes :

  1. Ce que le texte impose : l’époque, la géographie, l’humeur légère ou dramatique, le décor, le style contemporain ou classique, les personnages. Parfois même le choix des comédiens peut donner une direction.
  2. Ensuite surimprimer la vision du metteur en scène, comprendre son focus. Trouver l’équilibre entre identité et neutralité.
  3. Puis définir ma liberté, déterminer les passages où la musique est nécessaire et garder une oreille attentive sur la cohérence globale. Et se dire que la musique est au service de la pièce et non l’inverse.

La musique est une valeur subjective où chacun aura un ressenti personnel. Il n’y a pas de vérité. C’est ce qui rend la chose complexe et intéressante.

Parle-nous de la rencontre avec Isabelle Paternotte qui met en scène « Accords parfaits » : 

J’ai eu beaucoup de plaisir avec Isabelle parce qu’on s’est tout de suite entendu sur l’idée d’une comédie romantique. Que la musique pouvait utiliser tous les codes du genre : rassurante, confortable, sans avoir peur de l’émotion « guimauve ».

Je l’ai abordé comme une musique de cinéma. J’ai fait écouter le résultat et l’évidence était des nôtres. Et puis Isabelle avait l’idée de la fin, avec une demande particulière mais je ne vais pas « spoiler » la pièce (rires).