D'Alain Ayckbourn, Adaptation de Victor LanouxDu 13 septembre au 8 octobre 2006

Sur scène, trois chambres et trois lits doubles que ne séparent ni distance ni cloison, le feu concentré des projecteurs introduisant tour à tour le spectateur dans chacune des maisons. La pièce se concentre sur les velléités de la vie quotidienne et trouve son ton de comédie dans les caractères et les tentatives des personnages de vivre dans le monde réel.

Les huit personnages de ‘3 lits pour 8’ sont d’une vérité extraordinaire. Et les catastrophes qui se succèdent au long de cette soirée naissent d’une manière tout à fait anodine.

CALENDRIER DES REPRÉSENTATIONS

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représentation en matinée (15h)
représentation en soirée (20h15)

DISTRIBUTION

Blanche Louise Rocco
Ernest Jean-Paul Dermont
Laurence Maria Del Rio
Bernard Pierre Pigeolet
Suzanne Catherine Decrolier
Thierry Damien Gillard
Jane Angélique Leleux
Philippe Nicolas Buysse
Mise en scène Martine Willequet
Décors Bernard Lamot

QUELQUES PHOTOS

POUR EN SAVOIR PLUS

Le texte d’Ayckbourn est une comédie débridée mais aussi une observation de la vie du couple au travers de l’existence quotidienne de quatre ménages de styles et d’âges très différents.

Sur scène, trois chambres et trois lits doubles que ne séparent ni distance ni cloison, le feu concentré des projecteurs introduisant tour à tour le spectateur dans chacune des maisons. Figés dans l’ombre, les acteurs prennent vie puis s’effacent au gré de l’action.

Seul un couple n’a pas de petit cocon douillet où s’installer. Dès lors, séparément ou ensemble, les partenaires vont chercher refuge chez des couples parents ou amis troublant ainsi la quiétude de leurs hôtes. Au bord de la rupture et de la dépression, asile leur est donné ici et là jusqu’à ce que leur entente se reforme (définitivement ?) en fin de parcours.

Suzanne et Thierry jouent d’abord les trouble-fête chez leurs copains Laurence et Bernard qui ont organisé une soirée à l’occasion de la pendaison de la crémaillère. Après une multitude d’incidents, le drame éclate lorsque Suzanne surprend son mari en train de flirter avec Jane, son ancienne petite amie. Effondrée, Suzanne s’en va chez ses beaux-parents faire son numéro de trouble-tranquillité. Blanche l’accueille comme une aubaine, car Suzanne apporte un vent de tempête sur ses nuits désespérément paisibles depuis trop longtemps. Par contre, Ernest, n’apprécie guère de passer la nuit, qu’il consacre désormais et exclusivement au sommeil, pour une part dans la salle de bain et pour l’autre dans la chambre d’ami tellement aéré que le parquet est verglacé.

Pendant ce temps, Thierry veut s’expliquer auprès du mari de Jane, Philippe, cloué au lit par un lumbago particulièrement douloureux. Après les onomatopées, les bafouilles, les phrases s’engouffrant dans des cul-de-sac, lancées par le trouble-malade, le malheureux Philippe ne comprend toujours rien mais ne veut désormais rien savoir pourvu qu’il soit débarrassé de ce raseur-gaffeur nocturne.

Le comique de situation rend irrésistibles certaines situations loufoques. Ainsi, lorsque Ernest et Blanche se préparent pour aller fêter en ville leur anniversaire de mariage. On rit aussi en voyant Philippe, le mari de l’électrisante Jane, s’occasionner un lumbago qui le contraindra à garder le lit pendant… toute la pièce malgré certaines visites ou coups de téléphone inopportuns. Le brin de folie qui anime Laurence et Bernard est particulièrement communicatif, dans les scènes de cache-cache ou lorsqu’affleure leur jalousie naïve…

L’ AUTEUR

Alain Ayckbourn

 

Alan Ayckbourn est né à Londres en 1939. À l’âge de 18 ans, il intègre le théâtre de Stephen Joseph à Scarborough où il débute sa carrière comme technicien, puis peintre de scène, directeur de scène et finalement acteur. Encouragé par Stephen Joseph, il se met à l’écriture. Les pièces d’Ayckbourn sont construites autour de l’être humain. Ses sujets et ses personnages sont fortement inspirés par la vie quotidienne contemporaine. Le spectateur s’y projette, s’y retrouve, pleure et rit avec les protagonistes. Mais son humour vient des situations bien réelles, qui sont souvent assez tragiques. Le théâtre d’Ayckbourn incarne le peuple et la vie de notre temps.

Depuis le début de sa carrière, Alan Ayckbourn a été fréquemment récompensé. Il tient des degrés honorifiques des universités de Keele, de Leeds, de Bradford, et de Cardiff du Pays de Gales. Il a été professeur de théâtre contemporain à l’université d’Oxford. Ses autres distinctions incluent le prix ‘Montblanc de la Culture’ pour son apport à la tradition théâtrale à Scarborough. En 1997, Alan Ayckbourn fut anobli par la Reine Élisabeth d’Angleterre.

Aujourd’hui, plus de 70 pièces écrites par Alan Ayckbourn furent présentées à Scarborough, pour ensuite connaître une deuxième vie à Londres. Unanimement reconnue, son œuvre est traduite en plus de trente-cinq langues, et est jouée sur les scènes mondiales. Il est devenu le dramaturge contemporain le plus joué au monde et dirige toujours le Stephen Joseph Theater à Scarborough.

Ses pièces majeures incluent : Absurd Person Singular, The Norman Conquests, Bedroom Farce, Just Between Ourselves, A Chorus Of Disapproval, Woman In Mind, A Small Family Business, Man Of The Moment and Things We Do For Love…

Le secret d’Ayckbourn ? D’abord une modestie totale, qui lui a fait dire un jour que ce qu’il souhaitait de meilleur était de ‘continuer à avoir du succès, sans pour autant être adopté par les penseurs du théâtre qui se prennent au sérieux, et surtout de ne pas voir ses œuvres dans les programmes scolaires pour en arriver à être haï par toute une génération d’écoliers’. Mais plus encore que par cette modestie, qui lui permet, s’adressant à tous les publics à la fois, d’être un auteur profondément populaire, il se caractérise par une très particulière combinaison d’acuité psychologique et de tendresse. Ayckbourn est un satiriste totalement dépourvu de méchanceté. Il porte toutes ses créatures dans son cœur, il ne les examine pas de loin, mais se trouve bien en leur compagnie.